La revue de Presse – N°12

Une revue très « culture » et également axée sur le théâtre, une fois n’est pas coutume !

  • Le départ de la ministre de la culture a été très largement commenté, tout comme la nomination de son successeur. Un article en forme de bilan synthétique du journal La Croix et cette chronique de Franck Gerrin pour Le Monde pour présenter Franck Riester, le 13e ministre de la culture en vingt-cinq ans (une moyenne de 1 tous les 2 ans) et dont le journaliste se demande s’il sera l’oiseau rare qui bousculera ce petit mammouth qu’est le MCC.
  • Jacques Attali s’interroge dans le Journal des Arts sur l’utilité même du ministère en pointant que nombre de ses compétences pourraient être efficacement reprise par d’autres ministères ;
  • Un bilan tout aussi sévère est dressé par Françoise Benhamou, plutôt favorable à la nomination de François Nyssen mais qui pense que « la dissémination des prérogatives du ministère de la culture en de multiples missions confiées à des personnalités a considérablement affaibli sa marge de manœuvre », ajoutant que « le monde du spectacle vivant a cessé d’aimer ses ministres. À peine sont-ils nommés qu’il rêve d’en changer, comme si ce changement pouvait apporter à lui seul un possible surcroît de subventions et une promesse de renouveau. » Lire
  • Ecrivain et critique, professeur émérite des universités, directeur du Théâtre et des Spectacles au ministère de la Culture de 1981 à 1988, Robert Abirached sort de sa réserve et dresse le bilan de la politique culturelle des dix dernières années. Cet intellectuel acéré, fin connaisseur des artistes et du théâtre, nous rappelle que la culture de l’imaginaire et de l’intelligence est indispensable à la démocratie. Lire
  • Certes, mais « en même temps » [!], la thèse du ruissellement, selon laquelle plus l’offre culturelle sera riche, plus elle sera partagée par tous est illusoire selon le chroniqueur du Monde qui relate les derniers travaux d’Olivier Donnat, sociologue au ministère de la culture, « l’ennemi de l’intérieur, le gars qui casse le moral, fait tomber les illusions. » ! Lire
  • Spleen d’automne pour Jean-Pierre Thibaudat écrivain et journaliste qui relate la crise qui oppose une partie du personnel à la direction du Théâtre de la Commune d’Aubervilliers (CDN) et qui critique l’action de (l’ancienne, l’article date du 1er octobre) ministre de de la culture ; « La direction de la création artistique au Ministère de la culture est vacante depuis des mois, la ministre est abonnée au silence et quand elle parle, c’est pour réinventer l’eau tiède. Tout s’étiole, c’est le temps du mou. Ici et là, la résistance allume des feux. » Lire
  • La Scène nationale (SN) d’Aubusson est elle aussi confrontée à une situation financière tendue, du fait de la baisse de la subvention du Conseil départemental de la Creuse, sur fond de rivalité avec l’État. Lire
  • Et pendant ce temps, la fédération nationale Arts vivants et Départements (FAVD) organise à Laval, les 28, 29 et 30 novembre, la deuxième rencontre nationale des départements pour la culture en collaboration avec la Fédération nationale des collectivités pour la culture (FNCC). 250 participants sont attendus à cet événement et il seront invités à « expérimenter l’intelligence collective pour accompagner la mutation des territoires ». Lire
  • Théâtre avec « 2068, l’odyssée du théâtre français » au Théâtre national de Strasbourg (TNS) qui fête ses 50 ans et  lance un chantier de réflexion sur les scènes de demain. « Ne pas célébrer le passé mais envisager l’avenir » répète son directeur, Stanislas Nordey. Lire
  • …mais « Cette année encore, on retrouve dans la programmation des papes du théâtre contemporain, adoubés par leurs pairs et programmés dans d’autres grandes salles de France. Difficile pour les nouveaux metteurs en scène de se faire une place et d’inventer « le théâtre de demain » au TNS. » Tel est le constat que relaye
  • Sonia Leplat, directrice de la Maison des pratiques artistiques amateurs (MPAA), à Paris fait remarquer qu »Être amateur de vins ou de voitures signifie qu’on est connaisseur, c’est valorisant. Mais dès qu’on touche au domaine artistique, cela devient synonyme de non-professionnel, et donc de mauvaise qualité…« . C’est pas faux ! Lire
  • A rebours des discours alarmistes qui se sont fait jour ces derniers temps sur la situation du spectacle vivant, la fréquentation du spectacle vivant a progressé de 15% en 2017 et les festivals font le quart des entrées ; Une bonne nouvelle mais des chiffres contrastés. Succès des grandes jauges sur tout le territoire, recettes de billeteries en hausse mais Le CNV précise dans son étude que « la moitié de cette hausse s’explique par les seuls concerts au Stade de France et l’ouverture de la U Arena de Nanterre. Lire 01 et Lire 02

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