La Revue de Presse – N°7

  • L’été s’achève et avec lui bon nombre de festivals en sont à l’heure des bilans financiers. La presse a beaucoup parlé de la mise en difficulté de certains d’entre eux du fait de la circulaire du ministère de l’Intérieur au sujet des remboursements demandés aux organisateurs pour le déploiement des forces de l’ordre. Il est un autre poste de dépense qui s’emballe, celui des cachets des artistes qui font exploser les budgets. Lire
  • La recherche de financement ne concerne pas que les organisateurs de festivals ; En quinze ans, le mécénat est devenu un moyen de financement à part entière de la culture, s’immisçant dans des projets de plus en plus divers. Pourtant, son coût pour la collectivité pose question, selon un rapport parlementaire du Sénat, passant de 680 millions d’euros d’allégement fiscal en 2004 à plus de 2 milliards d’euros en 2017. Lire
  • Du coup (!), François Debiesse qui est à la tête de l’association Admical qui promeut le mécénat d’entreprise s’inquiète des conséquences possibles de la loi Pacte et des conclusions de ce rapport. Le mécénat crée du lien entre l’entreprise et son écosystème territorial. Lire
  • Les cris d’alarme sur la culture émis par Robin Renucci et d’autres artistes sont amplement relayés par la presse ; Dans cet entretien pour le journal l’Humanité, Robin Renucci et Joris Mathieu, au nom de l’Association des centres dramatiques nationaux, s’interrogent, face au désengagement de l’État, sur une réelle prise en compte, en ces domaines, d’une politique digne de ce que l’on est en droit d’attendre d’une
    démocratie. Lire
  • Le collectif pour l’éducation par l’art, la Maison des écrivains et de la littérature et le réseau Tras appellent à une mobilisation collective en faveur de l’éducation culturelle, au travers de cet Appel du 18 août.
  • Jean-Michel Djian, journaliste et essayiste pose le problème différemment et se demande si la culture est encore une affaire d’État ? Pour lui, Jack Lang aura été le dernier à incarner ce que Malraux appelait en son temps « le royaume farfelu de la rue de Valois ». Malgré le talent de quelques-uns de ses successeurs, le ministère de la Culture s’est épuisé à administrer ce qui pouvait l’être, gérer des programmes en lieu et place des hommes et des idées… Lire
  • Depuis la loi NOTRe, la culture fait non seulement l’objet d’une compétence partagée, mais aussi d’une « responsabilité exercée conjointement par les collectivités territoriales et l’État ». La montée en puissance des intercos va-t-elle pousser les départements vers la sortie du paysage culturel ? Deux articles de la Gazette des communes sur ce sujet. Lire 01 et Lire 02
  • Cette même loi NOTRe qui vise à réduire le nombre des intercommunalités et à accroître leurs compétences obligatoires laisse les petites communes dans une autonomie réduite à la seule gestion quotidienne. Les libertés locales se réduisent à mettre en œuvre des projets décidés ailleurs, avec des moyens en diminution et un environnement juridique toujours plus complexe. De plus en plus de maires démissionnent, faisant tous état de leur fatigue, de leur usure, du sentiment de dépossession qui est le leur… Lire
  • Dans la revue de presse précédente, le chercheur Hugues Bersinil se demandait si Parcoursup était un modèle de la méritocratie républicaine ou, au contraire, un instrument de discrimination sociale ; Jacques Toubon, le défenseur des droits enquête sur des soupçons de discrimination et entend traiter cette question de façon prioritaire. Lire
  • A quelques jours de la rentrée scolaire, le Monde fait état de la crise des vocations. Le métier d’enseignant attire de moins en moins. En l’espace de quinze ans, le nombre d’inscrits aux concours de recrutement du second degré a chuté de près de 30 %.Lire

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